Cocon (nom masculin, subst. masculin)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Nom masculin |
XVII e siècle. Emprunté du provençal coucoun, « coque (d'un œuf) » et «
1. Enveloppe soyeuse filée par de nombreuses larves de lépidoptères, et dans laquelle s'opère leur dernière mue. Spécialt. Enveloppe qui renferme le ver à soie quand il a achevé de filer, et qu'on dévide pour obtenir la soie. Recueillir, trier les
2. Fig. Milieu douillet où l'on est protégé des réalités, des difficultés de la vie. Vivre dans un
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Nom masculin |
Enveloppe que se filent beaucoup de larves et dans laquelle doit s'opérer leur dernière mue.
Il se dit particulièrement de la Coque qui
Dictionnaire d'Emile Littré
| Subst. masculin |
Enveloppe que se filent beaucoup de larves et dans laquelle s'opère leur dernière mue.
Tissu filamenteux produit par le ver à soie, et dont il s'enveloppe comme d'une coque pour subir sa métamorphose.
Fig. S'enfermer dans son
Cocon percé, voy. PERCÉ.
HISTORIQUE
XVIème siècle
O. DE SERRES: « Les magniaux [vers à soie] des Sevenes de Languedoc, lesquels, tant pour leur propre naturel, que pour estre nourris de fueille de meurier noir, produisent des coucons ou piotons grands et mols, par consequent peu fournis de soie »
O. DE SERRES: « Deux ou trois jours mettent les vers à parfaire leurs escailles, plotons ou coucons (diversement nommés, selon les lieux) »
O. DE SERRES: « Le coucon estant percé, les filets de la soie se treuvent tronçonnés, par consequent indevidables »
ÉTYMOLOGIE
Ce mot paraît être un dérivé de coque. On trouve dans Du Cange
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Subst. masculin |
La coque qui enferme le ver à soie quand il a achevé de filer, et dont on obtient la soie en la dévidant. "Un
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Subst. masculin |
La coque qui enferme le ver à soie quand il a achevé de filer. "Un
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
La coque qui enferme le ver à soie quand il a achevé de filer. "Un
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Subst. masculin |
Quelques-uns écrivent et prononcent "coucon": mais "cocon" est plus usité. "Rollin" écrit "coquon" ou "couquon": cette ortographe est plus analogue à l'étymologie de "coque", qu'à l'usage. "Pluche" dit "coucon". "Trév." "l'Acad." "le" "Rich. Port." ne mettent que "cocon".
- La coque où s'enferme le ver à soie, quand il a achevé de filer. C'est du "cocon" qu'on tire la soie.
COCQ: c'est ainsi qu'on écrivait aûtrefois: et "Rollin" a encôre employé cette ortographe dans son Histoire Anciène. Voy. COQ.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Subst. masculin |
La coque qui enferme le ver à soye quand il a achevé de filer.
Emplacement dans le dictionnaire :
| cochon cochonnaille cochonné cochonnée cochonner cochonnerie cochonnet | cocktail coco coconille coconner cocontractant cocorico | cocotier cocotte cocrète coction cocu cocuage cocufier |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Jules MICHELET (L'Insecte)...de qualité, de force différentes, selon leur destination. Il en est de secs pour ourdir, d'autres visqueux pour coller. Ceux du nid qui recevra les petits sont un coton, et ceux qui protégeront le cocon où sont les oeufs ont toute la résistance nécessaire à leur sûreté. Quand elle a fourni un jet suffisant de fils pour entreprendre la toile, d'un point élevé elle se laisse glisser et dévide son...
Citation n°2 de Jules MICHELET (L'Insecte)
...La dame du logis se tenait tout au fond de l'entonnoir ; mais derrière ce fond lui-même, à l'extrémité inférieure du fourreau, était pratiquée une arrière-chambre, petite et fort sûre, dans un cocon blanc bien solide. Elle s'y fiait tellement que, pendant que nous détachions les soies qui reliaient tout l'édifice au buisson, elle n'essaya pas d'en sortir. Nous n'avions ni détruit ni endommagé,...
Citation n°3 de Jules MICHELET (L'Insecte)
...enfants de bonne heure, y voient des concurrents gloutons et les forcent à coups de bec d'habiter hors du domaine qu'ils se réservent en propre, l'araignée ne se contente pas de porter ses oeufs en cocon, mais dans certaines espèces, elle les nourrit vivants, avides, les garde, les porte sur son dos ; ou bien elle les fait marcher en les retenant par un fil ; s'il y a danger, elle tire le fil, ils...
Citation n°4 de Pierre LEROUX (De l'humanité, de son principe et de son avenir)
...d'idéalisme ? Aujourd'hui la doctrine qui repoussait la nature et la vie est renversée. Les vérités qui lui avaient donné l'existence sortent de l'enveloppe brisée du mythe, comme la chrysalide du cocon où elle s'était enveloppée. Plus de prêtres : nous sommes aujourd'hui les laïques restés seuls, mais les laïques élevés à la condition d'hommes qui doivent avoir compris que le propre de l'homme est...
Citation n°5 de Victor HUGO (Les Travailleurs de la mer)
...de facture, saisissables à des distances zodiacales, quoi de plus stupéfiant ! Quelle démonstration de l'unité ! La comète s'envole comme la libellule. Une nébuleuse est peut-être un univers dans le cocon. Le firmament et la goutte d'eau ont le même modelé ; l'un et l'autre contiennent des mondes. La reptilité de la chenille ressemble à nos misères et à nos vices ; il y a des ailes dedans. L'ouragan...
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